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Fleche-orangePratiquer une activité sportive contribue à l'épanouissement de l'enfant. C'est indispensable au
développement harmonieux de l'enfant (Gaëlle Collomb, psychologue du sport et de l'enfant).
Le SAMBO participe à l'éveil psychomoteur du pratiquant. Il permet à l'enfant de mettre en place
son schéma corporel en lui apportant la maîtrise de ses gestes, de l'équilibre, de la latéralisation.
Le SAMBO s'inspire du dialogue scientifique pour élaborer la méthodologie et laprogression
pédagogique de la discipline.

Fleche-orangeLes grades et la progression pédagogique :

Les grades en SAMBO, ont été organisés de façon à laisser une grande
part d'initiative au débutant de façon à se qu'il puisse s'exprimer en privilégiant
l'épanouissement de sa personnalité.
Chaque contrat, dans le grade blanc, représente une étape
du développement psychomoteur du jeune enfant et, les situations
proposées visent à réactiver des schèmes moteurs déjà acquis
dès le plus jeune âge.

Fleche-orange

Progression par les méthodes réactivantes :

Au tout début de l'apprentissage, on ne cherche pas à enseigner à l'enfant de nouvelles habiletés
motrices mais, on réactive celles qu'il a déjà acquis tout petit !

·le premier contrat, " plaqué sur les épaules ", utilise les schèmes moteurs permettant au nourrisson
de passer de la position dorsale à une autre position.
·Le second contrat, " tombé sur le dos ", cible la phase de gainage tête, épaules, tronc observable
dès les quatrièmes et cinquièmes mois chez le nourrisson.
·Le troisième contrat, " la mise en danger ", correspond à la prise d'appuis coudes, genoux, fessiers
successifs que prend le tout-petit pour favoriser son retour à plat ventre lorsqu'il est sur le dos ou sur le côté.
·Le quatrième contrat, " bloquer derrière " évoque la période de motricité quadrupédique.
·Le cinquième contrat, " le retour-debout ", avec la prise d'appuis plantaires, finalise l'acquisition de la bipédie.


Après l'acquisition de ce grade blanc, le pratiquant évoluera vers les suivants en choisissant des
actions définies dans la terminologie du SAMBO.


Fleche-orange

C'est la Progression par projets :

Il choisira librement pour chaque technique une
" Forme de corps " parmi les différents groupes
proposés, une
" action " et des " contrôles " (c.f. feuilles de grades).
Une fois que l'enfant a commencé la discipline,
il est important qu'il aille jusqu'au bout et termine sa saison.
Cependant, le sport, en général, mal pratiqué, peut devenir
objet de frustrations (mise en échec des pratiquants)

C'est pour cela qu'il est important de gratifier un jeune enfant
lors d'une compétition de SAMBO et d'éviter les situations
de mise en échec pour les plus petits. De la même façon,
il ne faut pas surcharger un enfant.
En effet, même en ce qui concerne l'entraînement de haut
niveau en SAMBO, il faut respecter les rythmes biologiques de l'enfant.

Pour les enfants de 8 ans :
4 heures de sport par semaine au maximum
(toutes activités sportives confondues dont l'activité SAMBO).

Pour les enfants de 12 ans :
6 heures de sport par semaine au maximum.

Pour les enfants de 14 ans :
8 heures de sport par semaine au maximum.Toutefois, on peut commencer
le SAMBO très tôt, par des jeux d'opposition et des jeux ludiques (Baby- SAMBO).

 

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Fleche-orangeLa Méthodologie Tient Compte De L'âge :

De 2 à 6ans : 

L’enfant à des problèmes de latéralisation, il a bien du mal à écouter
sans regarder et,ne peut êtreattentif qu’environ 7 minutes lors d’une
séance d’une heure.On prévoira donc, des séquences multiples sous
forme de jeux avec de courtes interventions, un aménagement du
milieu pour une distinction corporelle et de l’espace.

En ce qui concerne la coordination des mouvements, il est clair que
si des enfants très jeunes sont capables de réaliser des gestes
très complexes dès les premières étapes de leur vie
(que l’on songe par exemple à la difficulté d’une habileté telle que
la marche pourtant « maîtrisée » vers un an),
en revanche, leurs mouvements se caractérisent par le fait qu’ils
sont moins bien coordonnés que ceux de l’adulte.

De 5/6 ans à 10 ans : (sections BABY-SAMBO) :

L’enfant a un intérêt enthousiaste pour le sport et les jeux d’opposition..
L’équilibre est bon mais le discernement est brouillon. Le geste sportif
doit être répété souvent pour ne pas être oublié.
C’est un âge favorable à l’apprentissage et à l’acquisition d’habiletés motrices.
Cet enthousiasme doit être sanctionné par la réussite et la victoire.
On peut dire que dans un certains nombre de situations, les enfants
sont capables dès 6-7 ans de réaliser des performances de bon niveau
dans des tâches nécessitant seulement un bon ajustement de la direction
des mouvements, surtout si ces mouvements sont simples.
Le critère de précision montre une évolution beaucoup moins nette que
la tranche d’âge supérieure. C’est à cet âge que les notions « d’actions »
(orientation des mouvements dans l’espace) sont abordées lors des passages de grades au SAMBO.

De 10 ans à la puberté :

C’est la meilleure période pour l’apprentissage du SAMBO. L’équilibre est maîtrisé et la progression
flagrante. On peut commencer à aborder les gestes pkus compliqués, voire de haute technicité.
Les systématiques « actions / réactions » sont travaillées. Les gestes et les attitudes sont corrigés
et optimisés par un souci de justesse et de précision.
Mais en ce qui concerne le critère de puissance, l’enfant possède une force musculaire moindre
que celle de l’adulte et il est donc moins efficace dans les tâches sollicitant en premier chef cette
qualité (techniques d’arraché, de souplesses arrières, de passages dessous notamment et actions
d’allègement). C’est donc pour lui un facteur limitant de manière importante sa performance.


Puberté (11 à 13 ans pour les filles et 12 à 15 ans pour les garçons) :

Apparaissent des manifestations relatives aux changements corporels
qui entraîne le désir photo10d’autonomie et de repli sur soi. L’intérêt du sport
diminue par un rejet de toute forme autoritaire et par celui de l’effort.
Le goût de l’effort, du travail et de l’abnégation s’envole.
Parallèlement, même si le professeur de SAMBO entretient l’équilibre
psychologique, il y a diminution du potentiel physique et de l’agilité et
de l’adresse, notamment, ce qui a pour effet de fragiliser l’affirmation

de la personnalité du pratiquant.
Il faut laisser l’enfant s’exprimer dans cette incohérence.

Adolescence (13 à 18 ans pour les filles et 14 à 18 ans pour les garçons) :

C’est la fin de la croissance et du développement.
On constate une augmentation de la force et
l’harmonisation du corps succède à son déséquilibre.
On peut augmenter sensiblement le travail de préparation,
de renforcement de la condition physique en stimulant les
grandes fonctions cardiaques et respiratoires
des appareilscardio-vasculaireet cardio-respiratoire,
de la coordination et du mental. Le jeune est responsabilisé sur
des choix actifs concernant sa progression pédagogique et la
planification du travail relatif à la formation finale de son
apprentissage au SAMBO.
Ainsi, les comportements moteurs se modifient au cours du développement de l’enfant et de l’adolescent.
Ils deviennent de plus en plus rapides, précis, puissants, coordonnés et les performances motrices

s’améliorent avec l’âge.
Cela est si vrai que l’on a mis au point un système de catégories d’âges pour les compétitions de SAMBO
et sportives en général, qui maintient une certaine équité dans la compétition, dans la mesure où les enfants
se trouvent confrontés à des pratiquants ayant les mêmes capacités qu’eux
(puisqu’ils ont le même âge à un an près).

D’un point de vue quantitatif, on peut dire que les aptitudes s’améliorent avec l’âge.
Toutefois, les progrès peuvent être très rapides pendant certaines phases, immédiatement suivis par des
périodes de stagnation voire de
régression passagères (c.f. test de Szczesny, 1983).
Aussi, au sein du Club FULL-SAMBO-EVOLUTION, le travail concernant l’apprentissage des acquisitions
et le contenu des actions pédagogiques menées sont orientés suivant trois cycles
majeurs qui tiennent
compte de l’âge des élèves.

 

 

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Fleche-orangeLe premier cycle concerne la petite section : Les BABY-SAMBO


Dans ce cycle, l’enfant construit ses conduites en s’engageant dans l’action. Progressivement,
il prend en compte les résultats de son activité, il compare les effets recherchés et les effets obtenus.
Ses compétences sont développées dans des espaces variés, avec ou sans matériel, dans des situations
qui ont un sens pour lui et qui permettent un engagement total.

Il doit pouvoir :
- utiliser, à son initiative ou en réponse aux sollicitations du milieu, un répertoire aussi large que
possible d’actions élémentaires : courir, chuter, se relever, sauter, rouler, pousser, attraper, tirer, ramper,
se déplacer à quatre pattes, lancer un ballon, un freeze-bee… ;
- oser réaliser, en sécurité, des actions dans un environnement proche .
- participer, avec les autres, à des activités corporelles d’expression et, à des jeux en respectant des
règles simples dont il comprend l’utilité (Règle d’or : « ne pas faire mal » / Règle du silence : « ne pas parler »).


Fleche-orangeLe second cycle concerne la section : ENFANTS

Dans ce cycle, le jeune structure ses conduites en analysant son activité. Il établit des relations
entre ses manières de faire et le résultat de son action. Il prend en compte ces relations
pour réorganiser son projet d’action (avec l’aide de son professeur). Ses compétences sont
développées dans des projets d’actions progressivement plus efficaces et économes,
dans des milieux physiques différents. C’est dans et, par l’action, qu’il construit et utilise
des savoirs fondamentaux.

L’élève doit pouvoir :

- réaliser des actions plus complexes que celles de la vie quotidienne, telles que chuter,
courir et chuter, en avant, en arrière et latéralement, attraper et projeter, se protéger
et frapper ou d’autres combinaisons d’actions élémentaires ;
- appréhender, dans la réalisation de ces actions, les notions de déplacement, de durée,
de vitesse ;
- apprécier l’intensité des efforts à fournir et leurs effets sur l’organisme, en prenant
conscience de ses limites ;
- agir en fonction d’un risque, reconnu et apprécié et, de la difficulté de la tâche ;
- agir en fonction des autres, selon des règles et, tenir divers rôles dans l’apprentissage
(combattant, arbitre, candidat au passage de grades…) ;
- s’engager dans une action individuelle ou collective visant à communiquer aux autres un
sentiment ou une émotion…

Fleche-orangeLe troisième cycle les plus grands et les plus gradés de la section : ENFANTS

Dans ce cycle, le jeune ayant déjà cumulé plusieurs années de
pratique du SAMBO, ajuste, affine et développe plus méthodiquement
ses conduites motrices en anticipant sur les actions à réaliser.
Il choisit des stratégies d’actions les plus efficaces parmi celles
qu’on lui propose ou qu’il conçoit.
Ses compétences sont développées et lui permettent de mettre en
œuvre des projets d’actions (notions d’actions /réactions, affinement tactique).

 

 

 

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Fleche-orangeChaque Enfant Est Unique ! :


Le progrès n’est pas continu :

L’enfant doit vite comprendre qu’il faut faire des choix dans la vie, qu’il faut terminer les choses que l’on débute.


la période de stabilisation change :


Par exemple les aptitudes de force parviennent à maturité vers 17-18 ans chez les garçons alors que la
coordination motrice et la souplesse le sont bien plus tôt (15 et 12 ans). De plus, les aptitudes sont matures
généralement plus tôt chez les filles que chez les garçons (2-3 ans plus tôt en moyenne).


Des enfants plus doués que d’autres ?
Enfin, le fait qu’un enfant soit meilleur que les autres enfants de son
âge dans un testquelconque ne signifie pas qu’il le restera toute sa vie.
Des phénomènes compliqués de maturation interviennent et il peut se
faire qu’un adolescent âgé officiellement, par exemple de 15 ans,
soit biologiquement plus vieux : sa maturation étant en avance,
il est « meilleur » que les autres enfants du même âge officiel.
Ces derniers peuvent cependant devenir à leur tour meilleurs que
lui lorsque ce retard de maturation sera comblé.


Pourquoi apprendre jeune ?


D’un point de vue qualitatif, on observe un phénomène très complexe :
la motricité de l’enfant est beaucoup plus globale que celle de
l’adolescent et a fortiori de l’adulte. Ainsi, si ce dernier a une
motricité très spécialisée (certaines personnes sont « fortes »,
d’autres « rapides », d’autres encore « souples…),
ce n’est pas du tout le cas chez l’enfant dont la motricité est
indifférenciée. Cela signifie qu’un jeune enfant qui réussit bien
dans un test d’aptitude a tendance à bien réussir dans tous les
autres tests même s’ils mesurent des aptitudes différentes.
En d’autres termes si un enfant est performant dans un sport,
il a tendance à l’être dans tous les sports, alors que ce n’est
pas le cas pour l’adulte.


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Fleche-orangeLe Sambo Accessible A Tous !


Enfant asthmatique:


Pour lui, les efforts d’endurance dans une atmosphère froide et sèche ne sont pas indiqués.
La salle est donc l’environnement idéal. Le réchauffement de l’air le préservera. Dans tous les cas,
les efforts fragmentés d’un art martial comme le SAMBO seront préférables car moins pénibles que les
efforts continus de l’endurance.

 

Enfant en surpoids:

Les activités qui peuvent procurer une perte de poids, tels que les sports de fonds, doivent avoir sa
préférence. Pour maigrir, les efforts longs et d’intensité moyenne, mettant en jeu l’endurance
(la filière aérobie), seront préférables. Les phases d’assauts au sol, multiples dans l’apprentissage du SAMBO,
y contribuent vivement.
Enfant atteint de scoliose:

Peu de contre-indication, sauf les sports où les contacts violents sont importants, comme le rugby.
La scoliose provoque une perturbation de l’équilibre du corps dans l’espace. Tous les sports contrariant
ce symptôme seront donc bénéfiques : Sambo, Judo, lutte, gymnastique sont à essayer.
Enfant de grand taille:

Souvent maladroit, gêné par des membres trop longs, l’enfant de grande taille, notamment au moment
de l’adolescence, ne se sent pas bien dans son corps. Le SAMBO l’aidera à parfaire sont image corporelle.
Les sports de ballon peuvent être intéressants sur un aspect psychologique car ils mettent l’enfant en
concurrence avec ses partenaires. Mais les sports de combat l’aiderons à acquérir, rapidement,
un physique harmonieux et équilibré.
Enfant de petite taille:

Les activités qui demande beaucoup d’équilibre lui permettront de s’épanouir grâce à sont centre de
gravité bas. Il excellera en Sambo sportif, Judo, lutte ou en gymnastique.

 

Enfant anorexique:

 Tous les sports sont bénéfiques pour l’enfant anorexique. Attention, toutefois, à ne pas le diriger vers
des activités qui peuvent les enfermer dans cet état, tel que la danse (8% des danseuses sont anorexiques)
et la gymnastique.


Enfant timide, réservé:

Tout petit, il peut être intéressant de l’orienter vers un sport collectif. Au sein de l’équipe,
il n’est pas le seul à occuper la scène. Par la suite, on pourra lui proposer un sport de combat
comme le SAMBO. La confrontation avec les autres l’aidera à trouver sa place, à prendre
confiance en lui et à affirmer sa personnalité. Nombre de grands champions, dans les sports
de combat, étaient des enfants introvertis.


Enfant agressif:

Un art martial tel que le SAMBO, qui est à la fois très rigoureux et très complet, lui permettra
de canaliser son énergie de manière positive. La compétition l’aidera à apprécier les règles et
transformera son agressivité en combativité.


Enfant hyperactif:

Les sports, variés et complets comme le SAMBO, vont le défouler et, sont de nature à
augmenter sa capacité de concentration et, donc, à tempérer sa nature.


Enfant diabétique:

Le sport, en général l’aidera à brûler ses sucres et limitera ses besoins en insuline. Il est donc
vivement conseillé, à condition que l’enfant soit suivi et qu’il dispose de son insuline lors de sa
pratique.
Les contre-indications relèvent des activités qui peuvent provoquer un malaise dont les
conséquences seraient dangereuses :
Natation, haute montagne ou gymnastique aux agrès.


Enfant épileptique:

Il peut faire du sport dans les mêmes conditions que l ‘enfant diabétique, en évitant ceux propices
au surgissement de malaises.

 

 

Fleche-orangeLe Sambo : Veritable Ecole De Vie:



Sport de combat, le SAMBO est avant tout un art martial. Il fait donc appel au respect de ses adversaires
et à la loyauté. Cette activité où le contact physique est très important, aidera les pratiquants à faire "
le premier pas " vers les autres ce qui procure une aide concrète à la socialisation.
Il procure assurance et contrôle de soi. Il convient aussi à l'enfant impulsif, qui devra réfléchir avant
d'agir, qu'au timide, qui revêtue de son kimono, se sentira rassuré et à l'aise.

La pratique du SAMBO représente donc un excellent défouloir. Par ailleurs, elle aide à acquérir un bon
équilibre et permet d'apprendre à chuter sans se faire mal et à dominer la peur du vide chez l'enfant.
Le combat en compétition offre d'autres atouts tels que parfaire ses capacités de réfléxion, de
concentration, de stratégie car il convient de trouver les meilleures solutions sans trop se fatiguer
pour aller jusqu'au bout (économie de l'énergie, gestion de l'effort et du stress).

La pratique du SAMBO développe la force de l'ensemble des muscles ainsi que la souplesse et la
précision du geste, l'endurance, la coordination , le sens de l'anticipation, la volonté, la rigueur ,
la persévérance et le courage.